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L’hyper stress nécessite une méga réponse

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L’étude du cabinet expert en santé psychologique au travail Stimulus est parue fin novembre. Elle a été menée entre 2013 et 2017 auprès de 32 137 salariés travaillant dans 39 entreprises.

Et les chiffres du stress au travail sont édifiants avec près d’un quart des actifs  (24 %) qui serait même dans un « état d’hyper stress », un niveau « trop élevé et donc à risque pour leur santé ».

Des profils de stressés différents

Cet « état d’hyper stress » toucherait davantage les femmes (28 %) que les hommes (20 %). Par ailleurs, les taux d’hyper stress augmentent légèrement avec l’âge. La tranche des 40-50 ans est la plus touchée, contrairement aux jeunes arrivants sur le marché du travail.

Les secteurs les plus concernés sont ceux en relation avec l’humain : 42 % des salariés dans la santé et l’action sociale, 31 % dans le secteur des arts et spectacles,  29 % dans celui des services et 28 % pour les activités financières et d’assurances. Alors que 20 % des salariés se sentent stressés dans le secteur du transport et qu’ils sont 21% dans le commerce.

Les sources de stress : manque de temps et souplesse exigée

Les responsables d’un tel état de stress, selon les personnes concernées, sont surtout les exigences liées au travail  comme : « devoir traiter des informations complexes et nombreuses » (72 %) et « manquer de temps » (62 %).

88 % des salariés estiment que « leur métier nécessite de s’adapter sans cesse » et 76 % pensent qu’il leur est « impossible de prévoir leur travail dans deux ans ».

Parmi les autres causes de stress figurent également le manque d’autonomie et les difficultés relationnelles.

Le stress mais pas que …

L’étude de Stimulus révèle aussi un niveau élevé d’anxiété au travail, qui touche 52 % des salariés français. Des manifestations dépressives ont également été relevées, avec 29 % qui présentent même un niveau dépressif élevé et 6 % probablement en dépression. Et c’est parmi les 40-50 ans, qu’il y a le plus de cas de burn-out et de suicides au travail….Mais des actions pour tous sont( possibles, la suite sur le site de Priorité Santé Mutualiste

Le marketing émotionnel

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Patrick Le Lay, ex-directeur de TF1 avait déclaré vendre du « temps de cerveau disponible » à ses annonceurs. C’est désormais le cerveau droit de ses téléspectateurs, soit le siège des émotions qui les intéresse.

Analyse des programmes

En effet, un algorithme d’analyse sémantique scanne les audiodescriptions de chaque programme pour y déceler les six émotions que sont : le rire, la joie, la tristesse, la surprise, la nostalgie, le frisson. La colère n’en fait pas partie.

Il s’agit ensuite, lors de chaque pause publicitaire, de proposer un message marketing pertinent en relation avec l’émotion présente dans le programme regardé. D’après une étude de Harris Interractive, utilisant des tests de « facial coding » pour détecter les expressions des visages, le souvenir publicitaire est  multiplié par deux lorsque l’émotion du spectateur est plus intense.

La mémorisation quant à elle augmenterait en moyenne de 12% lorsque l’émotion de la publicité est la même que celle ressentie avant la pause.

Ainsi, si le téléspectateur pleure de rire lors d’un programme humoristique, il retiendra ensuite bien plus une publicité « souriante ». Si M6 et TF1 ont déclaré utiliser ces systèmes, des univers comme la distribution s’y étaient déjà plongés.

Analyse des téléspectateurs

France TV Publicité travaille, elle, avec Datakalab pour mesurer les émotions des téléspectateurs  à travers les mouvements faciaux afin de fournir aux annonceurs de nouvelles données.  Pour les prochain Jeux Olympiques d’hiver, un dispositif sur le web, Emojo, traduira l’émotion des internautes pour leur proposer des vidéos plus pertinentes.

Déjà aux Etats-Unis, la NBA, l’organisation du championnat de basket, a doté certains de ses stades de caméras analysant l’humeur des spectateurs pour leur proposer les publicités les plus adaptées, la suite de ces « programmes » sur le site de Priorité Santé Mutualiste

Le bien-être est dans l’application

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Selon les calculs du cabinet Mozart Consulting, le coût du malêtre au travail atteint les 12 600 eurospar salarié et par an en France dans le secteur privé. Si 2 500 euros serait un coût incompressible avec des problèmes de santé non liés au travail, 10 100 euros pourraient donc être économisés par les entreprises.

Effectivement,  quitte à devoir débourser de l’argent, il y aurait tout intérêt à investir dans le bien-être afin d’endiguer dépression, démotivation voire burn-out. C’est le crédo de nouveaux arrivants sur ce créneau : les happytech.
En effet après les Fin Tech de la finance, les LégalTech pour le droit ou les FoodTech pour l’alimentation, les happytech sont des startups spécialisées dans le développement du bien-être au travail grâce aux nouvelles technologies. Quinze d’entre elles se sont même regroupées pour lancer ce label

La nouvelle technologie recrée cependant le lien…

Ces start-up  proposent grâce à leurs applications de retisser du lien entre la direction et les salariés et entre les  salariés eux-mêmes. Quatre grands services existent :

  • la mesure du bien-être grâce aux multiples données,
  • la mise en relation entre collègues via l’organisation d’activités pour que les loisirs permettent le ciment du vivre-ensemble entre collègues,
  • l’optimisation du temps entre la vie privée et la vie professionnelle avec des services de conciergerie,  la réservation de cours de sport, de co-voiturage, etc.,
  • des conseils sur la santé avec des ateliers bien-être comme la nutrition, l’ostéopathie ou la sophrologie….Suite sur le site de Priorité Santé Mutualiste

Révisions et relaxation : tout un programme !

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Les beaux jours annoncent toujours une période intense de révisions pour les lycéens et les étudiants en vue des examens.

Or l’anticipation des épreuves peut provoquer un stress délétère aux capacités de mémorisation et de concentration, qualités nécessaires pour finaliser un apprentissage sur lequel les jeunes seront interrogés.

S’occuper du stress devrait donc faire partie intégrante du plan des révisions, mais comment y parvenir quand ce n’est pas une « matière » enseignée ?

Respirer avant tout !

La respiration tout d’abord peut devenir un précieux allié. Bien respirer est essentiel pour le bon fonctionnement de notre cerveau. Celui-ci absorbe en effet 20% de notre consommation totale d’oxygène. Il faut donc veiller à l’alimenter efficacement si l’on veut que notre cerveau fonctionne au mieux !

Pour exemple : en sophrologie nous proposons de pratiquer la respiration abdominale. Le ventre se gonfle comme un ballon sur l’inspiration et se dégonfle jusqu’à devenir comme une « crêpe » sur l’expiration. Celle-ci dure plus longtemps que l’inspiration.
C’est un excellent moyen d’amplifier spontanément sa respiration tout en attirant son attention sur son fonctionnement. Cette respiration permet également de réguler le rythme cardiaque et de l’apaiser en agissant sur le système nerveux parasympathique (le « frein » du corps).

D’autre part, apprendre des techniques telles que se concentrer sur le mouvement de sa respiration entraîne à ne plus être perturbé par des éléments extérieurs ou des pensées parasites…

On peut même respirer en réalisant des comptages comme dans la technique dite de cohérence cardiaque, afin de détourner l’esprit de ses anxiétés. Il s’agit d’inspirer sur 5 secondes et d’expirer sur 5 secondes, à un rythme de 6 respirations par minute, ceci pendant 5 minutes, à  reproduire 3 fois dans sa journée. Une habitude à prendre !

Revenir au corps pour détendre l’esprit 

Poursuivre une activité sportive est idéal pour permettre de faire de vraies pauses, mais tout le monde n’a pas forcément une âme de sportif ! Aussi, les exercices dits dynamiques de la sophrologie sont-ils une vraie soupape de sécurité pour extérioriser les émotions et les  tensions.

De nombreuses techniques d’évacuation de ces tensions corporelles et mentales sont accessibles à toute personne avec un apprentissage progressif et rapide !

Pour découvrir également en quoi consiste la visualisation des vainqueurs et quels sont les incontournables du succès, c’est sur le site Priorité Santé Mutualiste…

Un peu de matière grise s’il vous plaît !

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Au cours d’une journée, un flux permanent de stimuli et d’informations déclenche le renforcement des connexions entre les neurones du cerveau, a fortiori en période d’apprentissage intense.

Et pour favoriser la mémorisation des données que l’on souhaite conserver, il est nécessaire de les consolider afin de les restituer au moment voulu.

Or les scientifiques de la Bar-Ilan University* (Tel Aviv) nous apportent un éclairage sur la « fabrication » du souvenir.

Effectivement, les traces mnésiques occasionnées par un apprentissage restent fragiles. Il est donc nécessaire de les stabiliser par un processus appelé consolidation. Ce travail amène le cerveau à produire de nouvelles protéines qui vont renforcer puis consolider la mémorisation. Toutefois, un nouveau stimulus peut perturber ce processus indispensable, aussi le cerveau s’organise-t-il pour réduire le risque en favorisant une période de calme et de tranquillité, à savoir au cours du sommeil !

Non seulement, dormir sur un apprentissage favorise la mémoire à long terme, mais les chercheurs expliquent que le cerveau bloquerait la formation de nouveaux souvenirs au réveil pour sauvegarder la consolidation de ceux déjà existants…

Donc : pour bien mémoriser une information, il est conseillé de dormir dessus, or….une nouvelle étude confirme que  « Plus les jeunes se couchent tard le week-end, plus leur volume de matière grise est diminué »….Détails et conseils sur le site de Priorité Santé Mutualiste

L’orthosomnie ou comment vouloir contrôler un moment de lâcher-prise….

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Nouvelles technologies obligent, nous voici à l’affût de toutes sources d’informations propres à nous livrer le moindre indice sur nos bonnes pratiques en termes d’hygiène de vie. Il s’agit ni plus ni moins que de chercher à préserver sa santé à travers l’utilisation d’objets connectés. En effet, mesurer le nombre de pas effectués dans une journée, connaitre la quantité de calories ingérées ou encore quantifier son sommeil, trouve ses adeptes sur un marché de plus en plus large. Oui mais…
Une étude américaine* publiée dans le Journal of Clinical Sleep Medicine, s’est intéressée à ces bracelets qui transmettent des informations sur le vécu de sa nuit : les traqueurs de sommeil. Elle révèle que le port de ces objets connectés favoriserait l’orthosomnie : une préoccupation excessive de son sommeil, empêchant ainsi les utilisateurs de dormir sur leurs deux oreilles.

Effectivement, certaines personnes cherchent à mieux contrôler leur santé à travers la connaissance de leurs rythmes biologiques. Et elles en viennent très naturellement à traquer les moments consacrés au sommeil. De là, le port d’un bracelet pour mesurer et mieux interpréter ce temps consacré au repos.

Les auteurs de l’étude ont ainsi adopté le mot « orthosomnie » pour qualifier ce qui deviendrait pour certains une véritable obsession. Et cette quête du « sommeil correct » peut, semble-t-il, être amplifiée par l’utilisation de ces bracelets.

L’inconvénient de ces petits appareils se situe dans leur imprécision….Malgré tout, les adeptes du traqueur de sommeil leur font confiance ce qui peut induire un comportement erroné comme celui qui consiste à prolonger le temps passé au lit afin de gagner quelques points sur son score. Une habitude qui à terme pourrait se révéler néfaste à un bon endormissement et favoriser une insomnie de début de nuit…. La suite sur le blog Priorité Santé Mutualiste

S’émerveiller….

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Pour Belinda Cannone, auteur de l’essai « S’émerveiller »(1), la société actuelle connaitrait  une forme « d’enténèbrement » pour diverses raisons politiques, économiques, sociales…. C’est pourquoi elle nous propose de tenter de retrouver les petits bonheurs simples de la vie.

Ce sont tous ces « petits riens qui font du bien ». C’est aussi le titre d’un livre pour enfants à mettre entre toutes les mains adultes d’ailleurs(2)! Oui, vous savez bien : un paysage recouvert d’un blanc immaculé d’une neige retrouvée ou une action de courage à laquelle on ne s’attendait pas, ou encore un joyeux éclat de rire etc. Un peu de ces touches de lumière pour éclairer notre quotidien quand il est trop sombre parfois…

En réalité cela fait bien longtemps que cette idée du « beau utile » trace son sillon. Or le beau est dans le regard du spectateur : tout est potentiellement sujet à l’émerveillement. Pascal Coulon(3), philosophe et animateur en histoire de l’art en centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie, en est persuadé. Il note ainsi que découvrir des tableaux ou lire des ouvrages ouvre des perspectives nouvelles à ceux qui, usés de leur vie, croyaient tout savoir : « c’est le grand apport des artistes d’interrompre la chaîne de signification dans laquelle nous évoluons pour en révéler certaines qui nous étaient inconnues jusque-là. Après Van Gogh, on ne voit plus les simples chaises en bois de la même manière ».

Et d’ajouter que la représentation artistique que l’on découvre nous permet parfois de nous identifier parce que l’artiste a su exprimer ce que nous reconnaissons en nous : nous voilà relié à autrui, à notre humanité universelle, de quoi tourner la page d’un isolement ressenti…

Alors comment réapprendre à s’émerveiller au quotidien ? Découvrez-le  notamment sur nos post sur le blog expert de Priorité Santé Mutualiste

Quand la perception du temps s’accélère

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Vous l’aurez sans doute noté, le temps court plus vite à 40 ans, 50 ans… qu’à 20 ans !

Peut-être avez-vous l’impression que les jours filent sans les voir passer et qu’ils vous échappent au rythme des années qui s’accumulent. Ce phénomène de plus en plus marqué avec l’âge, les psychologues nous l’expliquent.
Et bonne nouvelle, ils y introduisent l’idée que rien n’est inéluctable.
Effectivement, cette perception se trouverait largement répandue, avec un net décalage de rythme selon l’âge : ressentie comme plus lente dans l’enfance, et comme accélérée à partir de la quarantaine. Et cette sensation d’accélération, avec les décennies qui semblent passer de plus en plus rapidement, s’inscrit progressivement dès l’adolescence. Pourtant, si l’on interroge des personnes de tout âge, de 14 à 94 ans, le temps présent parait s’écouler de la même manière. Alors pourquoi ce paradoxe ?

Le chercheur au département de psychologie et neuroscience de l’université de Californie (Santa Barbara), James Broadway*, avance l’hypothèse que le jeune évalue les durées de façon prospective, c’est-à-dire au moment où se déroulent les évènements, alors que l’adulte l’envisage sous un angle rétrospectif, à savoir quand la période est terminée. En somme, l’enfant comme l’adolescent vivent davantage dans l’instant présent !

Alors pour apprendre à mieux vivre le moment présent, la sophrologie peut être d’une aide précieuse…(et aussi nos articles sur le site de Priorité Santé Mutualiste deux fois par mois !)

En 2017, toutes / tous des Wonder Women !

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Pour vous présenter tous nos vœux pour 2017, nous pourrions en effet vous souhaiter d’avoir des supers pouvoirs, tels ceux de Wonder Woman – laquelle sera véritablement à l’écran cette année !

Des Supers pouvoirs comme celui de conserver son énergie en toute occasion, de retrouver l’équilibre malgré les épreuves éventuelles  et de savoir maintenir votre optimisme pour mener tous vos projets.

Ce ne sont là que fabulations ou un (super) effet de style dans le registre des vœux, me direz-vous. Et bien non ! Ceci est du concret ! Car c’est une très bonne nouvelle pour tous les acteurs des techniques psychocorporelles : enfin, le corps est reconnu dans tous ses possibles sur le mental, preuves scientifiques à l’appui !

Pour exemple, la scénariste de la série « Grey’s Anatomy », Shonda Rhimes qui relate dans un livre que,  gênée par sa timidité, elle a décidé malgré tout de ne plus refuser aucune opportunité ou invitation avec une astuce pour mieux vivre ces moments : tenir la pose de Wonder Woman pendant quelques minutes avant de prendre la parole en public par exemple, pour se sentir plus confiante et charismatique. Cette pose  consiste à  se tenir debout, les jambes écartées et bien ancrées, le menton relevé en regardant bien devant soi, les mains sur les hanches : « comme si l’espace t’appartenait », précise l’auteur. Ainsi la posture influencerait notre état d’esprit (une pensée émue pour les « tiens- toi droit ! » de notre enfance).

Eh bien ce ressenti a effectivement été confirmé par une étude d’Amy Cudy*, enseignante spécialisée dans l’art de la négociation et de l’influence. On savait déjà que la communication non verbale représentait 70% des informations captées par notre interlocuteur. Là, l’effet de la posture a été évalué sur celui qui la tient…Et les résultats sont édifiants…SSSStupéfiants….Suite sur le Super site de  Priorité Santé Mutualiste….

Rendre un projet pour…hier !

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Vous avez dit « pression » parce que vous devez traiter vos 33 emails (moyenne nationale) dans la journée, rendre votre projet et poursuivre sur les 2 autres en cours, assister à la réunion qui débute dans moins de 20 mn, débriefer ensuite avec votre équipe, filer à un rendez-vous à l’autre bout de la ville, trouver le temps d’appeler la voisine car vous ne serez jamais à l’heure pour prendre les enfants chez la nourrice et voilà le téléphone qui sonne…La meilleure façon de ne pas perdre pied serait de s’accorder une pause mais…combien sommes-nous en capacité de rester sans rien faire, en laissant nos pensées vagabonder plusieurs minutes, en pleine journée, à notre bureau ? Culpabilité, sensation de perdre son temps, d’avoir mieux à faire : c’est une réaction probable ! Pourtant laisser son esprit en roue libre représente un très bon moyen non seulement de lâcher la pression mais de libérer sa créativité….Mais que se passe t il exactement de bénéfique quand le cerveau est en liberté ? Réponse sur le blog expert de Priorité Santé Mutualiste, le site d’expertise de la Mutualité française sur lequel nous sommes présentes.