La mélatonine nous jouerait-elle un mauvais tour?!

sommeil

La mélatonine, l’hormone du sommeil, responsable de « mini » dépressions nocturnes, en particulier lors d’éveil autour des 3 ou 4 heures du matin, de quoi s’agit-il ?

Evoquer les pensées ruminantes qui transforment un problème, somme toute préoccupant, en un obstacle insurmontable et démesuré, fait sans doute écho à nombre d’entre nous.

Effectivement, l’éveil en pleine nuit ou au petit matin amène parfois une ronde de pensées négatives qui transforme une souris en montagne (oui, dans la fable de Jean de La Fontaine c’est la montagne qui accouche d’une souris…mais tout le monde comprendra !). Et ce n’est qu’une fois bien éveillé que la préoccupation nous semble en fait anodine.

Des études épidémiologiques montrent que ce phénomènes est largement répandu et correspond à un creux de l’humeur qui chez certains, peut même se prolonger pendant les heures qui suivent le réveil et entrainer un réel coup de cafard matinal

Mélatonine et blues matinal

A en croire le professeur de psychologie biologique Jürgen Zulley*, si ces ruminations affectent l’humeur diurne, il y a peut-être lieu d’y voir un signe de trouble du sommeil

Même s’il s’agit d’un phénomène ponctuel et assez fréquent, une explication possible est avancée.

La mélatonine joue un rôle indispensable à la mise en veille du corps, qui réclame le repos et récupère en dormant. Le cerveau produit cette hormone tout au long de la nuit, avec un pic autour des trois heures du matin. Aussi, dans le cas d’un éveil au moment où la concentration de mélatonine est élevée, un effet négatif avec dégradation de l’humeur, serait une des explications de cette mauvaise évaluation d’un problème.

A ceci, s’ajoute l’inquiétude de ne pas parvenir à se rendormir, le silence de la nuit, l’angoisse du noir et une forme de solitude, bref une atmosphère propice aux idées sombres

Passage à l’heure d’hiver

Il est connu par ailleurs que le manque de lumière serait une des causes de l’augmentation de 11% des cas de dépression constatés au cours du mois qui suit le passage à l’heure d’hiver. Et avec le changement d’heure prévue cette année dans la nuit du 27 au 28 octobre, le sujet représente un intérêt certain…Comment y remédier ? Réponse sur le site de Priorité Santé Mutualiste…

Le bien-être est dans l’application

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Selon les calculs du cabinet Mozart Consulting, le coût du malêtre au travail atteint les 12 600 eurospar salarié et par an en France dans le secteur privé. Si 2 500 euros serait un coût incompressible avec des problèmes de santé non liés au travail, 10 100 euros pourraient donc être économisés par les entreprises.

Effectivement,  quitte à devoir débourser de l’argent, il y aurait tout intérêt à investir dans le bien-être afin d’endiguer dépression, démotivation voire burn-out. C’est le crédo de nouveaux arrivants sur ce créneau : les happytech.
En effet après les Fin Tech de la finance, les LégalTech pour le droit ou les FoodTech pour l’alimentation, les happytech sont des startups spécialisées dans le développement du bien-être au travail grâce aux nouvelles technologies. Quinze d’entre elles se sont même regroupées pour lancer ce label

La nouvelle technologie recrée cependant le lien…

Ces start-up  proposent grâce à leurs applications de retisser du lien entre la direction et les salariés et entre les  salariés eux-mêmes. Quatre grands services existent :

  • la mesure du bien-être grâce aux multiples données,
  • la mise en relation entre collègues via l’organisation d’activités pour que les loisirs permettent le ciment du vivre-ensemble entre collègues,
  • l’optimisation du temps entre la vie privée et la vie professionnelle avec des services de conciergerie,  la réservation de cours de sport, de co-voiturage, etc.,
  • des conseils sur la santé avec des ateliers bien-être comme la nutrition, l’ostéopathie ou la sophrologie….Suite sur le site de Priorité Santé Mutualiste