S’émerveiller….

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Pour Belinda Cannone, auteur de l’essai « S’émerveiller »(1), la société actuelle connaitrait  une forme « d’enténèbrement » pour diverses raisons politiques, économiques, sociales…. C’est pourquoi elle nous propose de tenter de retrouver les petits bonheurs simples de la vie.

Ce sont tous ces « petits riens qui font du bien ». C’est aussi le titre d’un livre pour enfants à mettre entre toutes les mains adultes d’ailleurs(2)! Oui, vous savez bien : un paysage recouvert d’un blanc immaculé d’une neige retrouvée ou une action de courage à laquelle on ne s’attendait pas, ou encore un joyeux éclat de rire etc. Un peu de ces touches de lumière pour éclairer notre quotidien quand il est trop sombre parfois…

En réalité cela fait bien longtemps que cette idée du « beau utile » trace son sillon. Or le beau est dans le regard du spectateur : tout est potentiellement sujet à l’émerveillement. Pascal Coulon(3), philosophe et animateur en histoire de l’art en centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie, en est persuadé. Il note ainsi que découvrir des tableaux ou lire des ouvrages ouvre des perspectives nouvelles à ceux qui, usés de leur vie, croyaient tout savoir : « c’est le grand apport des artistes d’interrompre la chaîne de signification dans laquelle nous évoluons pour en révéler certaines qui nous étaient inconnues jusque-là. Après Van Gogh, on ne voit plus les simples chaises en bois de la même manière ».

Et d’ajouter que la représentation artistique que l’on découvre nous permet parfois de nous identifier parce que l’artiste a su exprimer ce que nous reconnaissons en nous : nous voilà relié à autrui, à notre humanité universelle, de quoi tourner la page d’un isolement ressenti…

Alors comment réapprendre à s’émerveiller au quotidien ? Découvrez-le  notamment sur nos post sur le blog expert de Priorité Santé Mutualiste

Quand la perception du temps s’accélère

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Vous l’aurez sans doute noté, le temps court plus vite à 40 ans, 50 ans… qu’à 20 ans !

Peut-être avez-vous l’impression que les jours filent sans les voir passer et qu’ils vous échappent au rythme des années qui s’accumulent. Ce phénomène de plus en plus marqué avec l’âge, les psychologues nous l’expliquent.
Et bonne nouvelle, ils y introduisent l’idée que rien n’est inéluctable.
Effectivement, cette perception se trouverait largement répandue, avec un net décalage de rythme selon l’âge : ressentie comme plus lente dans l’enfance, et comme accélérée à partir de la quarantaine. Et cette sensation d’accélération, avec les décennies qui semblent passer de plus en plus rapidement, s’inscrit progressivement dès l’adolescence. Pourtant, si l’on interroge des personnes de tout âge, de 14 à 94 ans, le temps présent parait s’écouler de la même manière. Alors pourquoi ce paradoxe ?

Le chercheur au département de psychologie et neuroscience de l’université de Californie (Santa Barbara), James Broadway*, avance l’hypothèse que le jeune évalue les durées de façon prospective, c’est-à-dire au moment où se déroulent les évènements, alors que l’adulte l’envisage sous un angle rétrospectif, à savoir quand la période est terminée. En somme, l’enfant comme l’adolescent vivent davantage dans l’instant présent !

Alors pour apprendre à mieux vivre le moment présent, la sophrologie peut être d’une aide précieuse…(et aussi nos articles sur le site de Priorité Santé Mutualiste deux fois par mois !)